L'accessibilité handicapés

Accessibilité des personnes à mobilité réduite

La loi du 11 février 2005 pour "l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" impose à l'ensemble des constructions neuves et des ouvrages existants de se conformer à de nouvelles exigences pour l'accessibilité des personnes handicapées.

Principe

Les revêtements de sol et les équipements situés sur le sol des cheminements doivent être sûrs et permettre une circulation aisée des personnes handicapées. Sous réserve de la prise en compte de contraintes particulières liées à l’hygiène ou à l’ambiance hygrométrique des locaux, les revêtements des sols, murs et plafonds ne doivent pas créer de gêne visuelle ou sonore pour les personnes ayant une déficience sensorielle.

A cette fin, les dispositions suivantes doivent être respectées : - qu’ils soient posés ou encastrés, les tapis fixes doivent présenter la dureté nécessaire pour ne pas gêner la progression d’un fauteuil roulant. Ils ne doivent pas créer de ressaut de plus de 2 cm ; - les valeurs réglementaires de temps de réverbération et de surface équivalente de matériaux absorbants définies par les exigences acoustiques en vigueur doivent être respectées. Lorsqu’il n’existe pas de texte pour définir ces exigences, quel que soit le type d’établissement concerné, l’aire d’absorption équivalente des revêtements et éléments absorbants doit représenter au moins 25 % de la surface au sol des espaces réservés à l’accueil et à l’attente du public ainsi que des salles de restauration. L’aire d’absorption équivalente A d’un revêtement absorbant est donnée par la formule : A = S x w où S désigne la surface du revêtement absorbant et w son indice d’évaluation de l’absorption, défini dans la norme NF EN ISO 11 654.

Les escaliers

Repérage:

La première marche du haut de l’escalier est annoncée par une zone d’alerte au sol de 0,50 m matérialisée par un contraste visuel et tactile, suivie par une bande d’éveil de vigilance. La bande d’éveil de vigilance doit être contrastée avec son environnement (70 % minimum - cf. fiche n°1 Ambiance visuelle : éclairage et contraste - signalétique) et doit être remplacée lorsque ce contraste atteint 40 %. L’éclairage, indispensable, doit être intensifié mais non éblouissant.

En haut d’un escalier, tant intérieur qu’extérieur, une bande d’éveil de vigilance, contrastée en couleur et en nature de revêtement, doit permettre l’éveil de la vigilance à une distance de 0,50 m de la première marche.

Quel que soit le moyen d’éveil de vigilance retenu, il convient qu’il soit conçu et mis en œuvre de façon homogène pour tous les escaliers d’un même bâtiment. De plus, son relief ne doit pas créer de risque de chute. L’ensemble des marches sera de couleur uniforme et sans reflets.

Marches, nez de marches et contremarches

Une bonne visibilité de la première marche d’un escalier ou d’une volée d’escalier, dans le sens de la descente, est indispensable. Dans chaque volée d’escalier, tous les nez de marches doivent être particulièrement visibles, contrastés par rapport à la marche (baguette d’angle comportant un seuil antidérapant par exemple) et au reste de l’escalier. Ils doivent être non saillants et antidérapants aussi bien dans le plan vertical (contremarche) que dans le plan horizontal. Doivent être proscrits tous les matériaux polis ne comportant ni traitement de surface ni élément antidérapant rapporté (notamment béton, pierre, métal, verre poli). Il est recommandé de jouer sur des oppositions de couleurs ou de tons, ou sur des effets d’éclairage appropriés. Une bonne visibilité de la première marche dans le sens de la descente est particulièrement importante. La première et la dernière marche de chaque volée d’escalier doivent obligatoirement comporter une contremarche de couleur contrastée par rapport à l’escalier .

Références bibliographiques: Fiche technique revêtements de sol souples de l'ANAH http://www.anah.fr ;les droits de reproduction sont réservés et strictement limités.

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© Jean-François Hardy